L'histoire de notre tournoi 4-Bouts

En hommage aux bâtisseurs du Tournoi 4-bouts dont la notoriété dépasse maintenant les murs du Club de Curling Etchemin.


À St-Romuald, ce vingtième jour d’avril 2005.

Par définition dans le Larousse, apologie : discours ou écrit destiné à convaincre de la justesse de quelque chose.

Nous allons donc vérifier si, après 40 ans de succès, le tournoi a toujours sa place dans les activités du Club de Curling Etchemin. Après tout, on dit que c’est à 40 ans que l’on fait la plus grande remise en question de sa vie. Et quoi de mieux que de profiter de l’occasion pour le faire, de réunir un « panel » d’aînés (tous et toutes plus sages les uns que les autres) afin d’accomplir cette tâche.

Nous procéderons en 5 étapes afin de mieux comprendre le chemin parcouru par le tournoi jusqu’à aujourd’hui :

1ère Les débuts (de 1965 à 70)
2e Le D.G. (de 1971 à 80)
3e L’âge adulte (1981 à 93)
4e Le changement constant (de 1994 à 2004)
5e Le new age (2005)

Première étape : Les débuts

Nos sources nous indiquent que l’idée de début du tournoi est de mettre du monde dans la place, car à cette époque, en 1965, après Pâques, l’intérêt pour le curling tombait à zéro (temps mort). Peut-être que, si on jouait des parties de 4-bouts, (alors la partie ne dure qu’une heure) il serait alors possible d’intéresser plusieurs membres à participer au tournoi et de prolonger la saison du Club de quelques semaines (importance de revenus supplémentaires). Feu Norman Lee est celui qui a eu cette idée.

Aussi, rappelez-vous qu’en 1965, le Québec est en pleine Révolution tranquille (l’influence du gouvernement de Jean Lesage et les québécois et québécoises s’ouvrent sur le monde : l ‘apogée de cette ouverture étant l’Expo 67). Ainsi, l’autre objectif du tournoi est d’initier certaines personnes à ce sport, c’est à dire que les non-membres peuvent participer aux activités (ils sont mêmes les bienvenus). De petit club privé qu’il était auparavant, le Club de curling Etchemin s’ouvre lui aussi au monde; ce qui aboutira à 3 agrandissements de la salle (dont la remise) et à une croissance exceptionnelle jusqu’au début des années 80.

De 1965 à 1970, nous sommes à l’époque de la mise en forme du Tournoi 4-bouts. Le quatuor d’organisateurs se composait de Feu Norman Lee (premier président du tournoi pendant 3 ans), de Robert St-Laurent (président 69 et 70), de Jacques St-Hilaire (président aussi en ‘72) et de feu Robert Trudel. Le « Draw » avec sa classe « DC », dont le créateur est Robert Trudel, qui utilisa une planche et des cannes de « sterno » comme pierres pour faire le 1er jeu de « DEHORS CALICE » (il utilisait les no. de glaces 32 et 33). Les duchesses et les escortes, ainsi que la reine du 4-bouts et tout l’animation qui les entoure se mettent aussi en place.

J’aimerais inviter M. Jacques St-Hilaire, l’un de ceux qui était là au tout début, à venir nous témoigner de cette époque et de partager avec nous ses souvenirs et ce qu’il a vécu.

TÉMOIGNAGE DE JACQUES ST-HILAIRE (membre à vie du CCE)

« C’est dans le bureau de la B.V.D. (fabrique de chemise) que Norman Lee me dit : « Jacques, faut faire quelque chose pour relancer la saison au mois de mars, çà n’a pas de bon sens. » Cela a pris la forme d’un 4-bouts et il y a un gars qui nous a aidé à lancer l’activité. Parce qu’on devait faire des pancartes et autres choses comme çà, il n’y croyait pas beaucoup au début, mais ce n’est pas grave, il a quant même embarqué : c’est André Laplante et je le remercie. Je vous remercie d’avoir été là dans le temps. Ce fut un plaisir d’organiser avec du monde comme vous. Merci. »

J’aimerais ici attirer votre attention sur tout le travail effectué par les nombreux bénévoles au fil des ans et souligner le départ de nos anciens Présidents dont MM. Jean-Paul Boulanger, Jean-Guy Brousseau, Denis Lambert, et Norman Lee. Aussi d’autres bénévoles importants au tournoi 4-bouts nous ont quitté dont MM. Gaston Fecteau, Jacques Bernier, Robert Trudel, Roger St-Hilaire et Armand St-Laurent, commanditaire pendant de nombreuses années de la journée des enfants et artisan de magnifiques trophées qui sont toujours et encore remis à chaque année.

Pour conclure sur cette époque, nous devons dire, toujours d’après nos sources, que dès le début, le tournoi fût un succès populaire avec une trentaine d’équipes, et que, le 1er tournoi servira de première, car une femme « skipait » une équipe, ce qui ce n’était jamais vu alors. Cette femme, il s’agit de Mme Laurette Falardeau. À vrai dire, plusieurs personnes, hommes ou femmes, ont commencé leur carrière de «skip» durant un tournoi 4-bouts. L’histoire ne nous dit cependant pas, et nos sources non plus, combien ont terminé leur carrière de «skip» durant l’un de ces tournois. Enfin, je dois mentionner que la 1ère reine des 4-bouts fût Diane Gosselin (et en passant devinez qui fût la dernière reine au 30e tournoi 4-bouts? Restons dans la même famille, Suzanne Gosselin.)

Deuxième étape : Le D.G.

Qu’est-ce que le D.G.? C’est le directeur général. Cette personne s’entourait d’un comité dont elle recrutait elle-même les membres et supervisait le tournoi au complet. Certains l’auront deviné, cette personne est Robert St-Laurent, et jusqu’en 1980, le D.G. voyait à tout ou à peu près. À ce moment, le comité du 4-bouts devient indépendant du bureau de direction du Club, (bien que des personnes siègent aux deux places) et ce comité assume ses décisions et ses responsabilités.

C’est l’époque où …
- En 72, pour la première fois le tournoi a 64 équipes (64 inscrites en ‘71, mais une avait abandonné la veille du tournoi).
- Le «Draw» avec ses 9 classes du A au H, en passant par le AA et son DC, existe toujours depuis cette époque.
- L’enregistrement du nom « Tournoi 4-bouts » se fait auprès de l’instance gouvernementale provinciale en ‘74 avec Réginald Demers (président en 1976)
- Premier gros commanditaire : Boulangerie Vaillancourt et M. Lucien Laperrière, qui fournissait le bateau du Carnaval de Québec. Bateau qui promenait les enfants au début de la journée, et plus tard, (nous avons ouï dire) les adultes allaient accoster à l’hôtel Admiral ou au Québécois et revenaient au Club en fin d’après-midi, les pieds ronds. Ouais, il paraît qu’il servait des « buffer » de pieds à l’entée des ponts, mais c’est juste une rumeur. Les sifflets aux enfants fût aussi une de ses plus belles et, disons le franchement, plus remarquables initiatives. Permettez-moi avec quelques complices, de vous rappeler ce moment.

Go les sifflets go (quel concert!!! mesdames et messieurs)
- Qui dit pain avec la Boulangerie Vaillancourt, dit aussi cretons à Jean-Paul, Jean-Paul Boulanger. C’est d’ailleurs, personnellement, mon plus beau souvenir d’enfant durant les 4-bouts.J’ ai mangé des cretons, à faire croire que mes parents ne me nourrissaient pas.
- M. André Laplante est à l’animation.
- La mise à l’œuvre des duchesses (on les fait travailler). Des soirées d’élection, avec la soirée du bal de la reine. Ceci durera jusqu’au 30e 4-bouts.
- L’invité d’honneur.
- La voiture du Président du 4-bouts, fournie par Jacques Rochon, qui joue encore dans le Tournoi.
- Le grand prix «hommes» commandité par M. Claude Lecours et le grand prix «femmes» commandité par feu Jack Hamilton (épouse Denise) font leur apparition. Ces deux prix existent toujours, bien que les commanditaires aient changé plusieurs fois au cours des ans.
- Le déjeuner champagne et pêches apparaît aussi, auquel Mme Jacqueline Robitaille participe depuis les années 80. Au cours des années 90 s’ajoutent Mesdames Denise Drouin, Suzanne Gosselin, Hélène St-Hilaire, Alma Théberge et Marcelle Thomas comme commanditaires.
- Le championnat des buveurs, avec l’entraîneur, le seul autorisé à fournir les verres. Ce championnat est devenu ,dans les années 80, la soirée bavaroise (et les petits costumes verts) et aujourd’hui, la soirée bière et fromage. En passant, je me souviens aussi du mur de caisses de bières sur les glaces. L’image que j’ai est celle où on ne voyait pas le mur des glaces tellement qu’il y avait des caisse de bières, surtout de la « Laurentide ». Il semble que c’était dans les meilleurs années d’un dénommé «l’avocat», et que, après ces championnats bien arrosés, il aurait fallu une toilette sur les glaces le lendemain. À preuve un jour, quelqu’un a eu une envie subite et son grand chum lui suggéra de se soulager dans la chaudière qui servait de poubelle au fond des glaces. Personne ne lui avait dit que la poubelle était trouée, pour ne pas dire finie. Vous comprendrez bien qu’il n’y a pas eu que la veillée qui fût bien arrosée, ses pantalons aussi.
- Une équipe formée de gardiens de la prison de Québec (qui dit gardien, dit importance d’avoir l’air bête) est inscrite dans le tournoi. Afin de ne pas laisser en déroute les prisonniers par leur bonne humeur inspirée par leur participation aux 4-bouts, ces gardiens se sont organisés pour se faire passer un bout de 8 (le seul dans le tournoi à notre connaissance) et, le bout suivant, se sont fait voler 7. La rigolade entraînée par cette déroute de 2 bouts fit que, pendant le reste de leur carrière, jamais un prisonniers n’a été dérouté.

Durant les quinze premières années, le tournoi connaît une progression constante dans ses activités et son achalandage. Ce qui mènera à un projet d’agrandissement de 3 glaces en 1979. Vous connaissez le détail mieux que moi… Tout ce qu’on peut dire, pour l’agrandissement, ce n’était que partie remise.

Troisième étape : L’âge adulte

Suivant la lancée donnée par le D.G. au Tournoi 4-bouts, une nouvelle génération d’organisateurs et d’organisatrices prend le relais. Toujours avec de nouveaux bénévoles se greffant à l’organisation, marquant ainsi la synergie de groupe caractérisant le «Etch.» comme dirait les jeunes d’aujourd’hui.

Comme les temps changent, pour la première fois une femme préside les destinés du tournoi, en l’occurrence Mme Nicole St-Hilaire, ouvrant la voie à plusieurs autres, tant au comité du 4-bouts, qu’au bureau de direction du Club.

C’est l’époque où …
- Pour la 1ère fois aussi, on remarque une baisse d’achalandage, dû entre autres, à la popularité des sports de plein air tels le ski de fond et le ski alpin (oui on est dans les années 80). Jamais moins de 48 équipes, mais au plus 56, étaient inscrites au tournoi, c’est le fait saillant de cette période.
- On passe au trio d’animation avec Jean-Guy Brousseau, Roger Roberge et André Bédard.
- En 1982, avec l’aide de M. Jacques Pelchat, la création du trophée honorifique vise à remercier le D.G., Robert St-Laurent, par ses années de dévouement. Ce trophée est encore remis aujourd’hui, une fois par année, à une personne dont l’engagement et le dévouement au Club, font d’elle un « leader » remarquable et un héros moderne de la place. Le dernier en liste nous a été dévoilé dimanche dernier : M. Claude Voyer.
- L’appel lancé aux anciens membres afin de réussir la fête du 20e anniversaire du 4-bouts en 1985. Je crois que cela fut un succès car ,en plus des 64 équipes, je me suis joint au groupe en tant que joueur lors de cette événement et j’ai remporté le grand prix «hommes» qui était un « walkman ».
- La parade du 20e avec ses chars allégoriques et la fanfare du tournoi qui pratiqua au collège en secret pendant quelque mois.
- La formidable fête du 25e anniversaire, où c’était moins long de marcher sur les tables pour se rendre au bar, lors du souper de clôture, que de se faufiler ou de serpenter entre les chaises et les gens. Il fallait même y penser d’avance pour aller aux toilettes. Heureusement, aucune poubelle trouée n’avait été laissée à la traîne.
- Le temps des cadeaux, où après le souper de 8h00 à 11h00, on tirait des prix pour à peu près tous les participant(e)s du tournoi. Là où Roger Fecteau a gagné un séchoir à cheveux ( ou un fer à friser), j’ai gagné des mitaines et une tuque tricotées par Laurette Falardeau. Parlant des mitaines, pour moi, c’était bon pour faire des caches pouces. Une de mes cousines en a profité.
- Une mascotte du nom de « CURLOU » fait son apparition. Mais il paraît qu’il en a mangé une tabernacle, il s’est fait battre et croyez-moi, ça lui a fait mal et nous ne l’avons jamais plus revue.
- Les vrais affaires commencent à sortir. On apprend que quelqu’un est rentré chez lui en voiture à reculons. Jean-Guy Brousseau nous fait cette confidence pas ordinaire et les circonstances entourant cette histoire au souper du 25e anniversaire du tournoi.

Jean-Guy nous avais conté que … il était sorti le dernier du Club, à la fin de l’un des premiers tournois. Sans trop savoir pourquoi, il avait mis le frein à main (« brake à bras »)sur sa voiture, et rappelez-vous que dans les années 70, c’était une pédale complètement à gauche du plancher. Or il recule, mais lorsque vient le temps d’avancer, la voiture n’avance pas. Il se rappelle qu’il a mis le frein à main, il tire sur la manette, mais la voiture n’avance pas plus. Comme il est fatigué et qu’il a hâte d’aller se coucher, il ne se pose pas de questions, il recule au travers du stationnement du Club, vers l’édifice des Chevaliers-de-Colomb et traverse la 132 vers la côte de la rue Leduc, qu’il monte toujours à reculons, pour se rendre chez lui, rue des Prairies, toujours à reculons. Le lendemain, sa femme (Florence) lui demande pourquoi sa voiture est stationnée à reculons? « Parle-moi s’en pas, mon chars marche plus d’avant » qu’il répondit à sa femme. Il se fit un café et en s’assoyant dans la cuisine et en regardant dehors vers sa voiture, il s’aperçoit que le capot est légèrement levé. Il avait tiré la mauvaise manette. Au lieu d’enlever le frein à main, il avait ouvert le capot.

Est-ce que d’autres ont des secrets à confesser? Il est encore le temps d’expier vos vieux péchés publiquement.

Afin de mieux comprendre cette folle époque, j’aimerais inviter M. André Bédard « à profiter de l’occasion qui lui est donnée » et de partager avec nous quelques bons moments de ses souvenirs.

TÉMOIGNAGE D’ ANDRÉ BÉDARD

«Mon nom n’est pas André Bédard comme annoncé, mais Jean Coutu, où l’on trouve toujours un ami. En 1974, j’ai fait la connaissance d’un ami qui avait 9 ans à l ‘époque, qui, depuis ce temps, a grandi avec moi. Nous avons vécu le 10e, 15e, 20e, 25e, 30e, 35e, et maintenant, le 40e anniversaire. Cet ami s’appelle le Tournoi 4-bouts. Il m’a permis d’entrer au Club, et de là, je me suis impliqué bénévolement comme président du Club, du Tournoi, et autres tâches quelconques. Le plus extraordinaire, ce sont les connaissances que cet ami m’a permis de faire, vous tous ici ce midi. Merci à l’organisation, c’est fantastique de vous revoir. Merci. »

En terminant sur cette époque d’âge adulte, il va s’opérer un changement majeur au sein du comité à la fin de cette étape et au début d’une nouvelle. (La remise en question s’est plutôt faite à 30 ans qu’à 40 dans le cas du 4-bouts, il est juste précoce). Les gens de la première heure cèdent leur place à d’autres pour, comme le dirait le Rocket,«porter le flambeau encore plus haut.» Le 30e tournoi 4-bouts verra la fin des duchesses et de la reine (on en était rendu à avoir une duchesse substitut en la personne d’Aline Bédard), et nous passons en mode changement, caractérisé par la venue du curling dans la famille olympique et la retransmission à tous les jours des championnats canadiens à la télévision.

Quatrième étape : Le changement constant.

La seul constante à partir de 1994, c’est le changement. Je vous disais que la direction du tournoi a fondamentalement changé, mais aussi les participant(e)s. À chaque année, plusieurs nouveaux font leur entrée au Club. Et comme plus çà change, plus c’est pareil, nous gardons aussi une bonne dose d’habitué(e)s, ce qui a pour effet que le tournoi est « sold-out » souvent un mois avant la début des activités. Ces activités sont reformulées afin de mieux répondre aux exigences des participant(e)s. Outre l’abandon des duchesses, nous commençons les activités à l’heure prévue, nous déménageons le souper dans une salle plus grande (au Juvénat). Le tirage de prix de participation se fait dans la première semaine d’activités, pour passer à la danse plus rapidement lors du banquet et de la soirée de clôture. Les finales ont lieu le dimanche et le tournoi se termine cette même journée. Une autre première, une femme est à l’animation et j’ai nommé Francine L’Abbé.

Le Club fait peau neuve durant cette période : nouveau toit sur la salle, sur les glaces, achat d’un compresseur flambant neuf et les autres équipements de réfrigération sont remplacés, rénovation au sous-sol et agrandissement du bureau, rénovation de la partie des glaces avec l’ajout d’un déshumidificateur en ‘98, rénovation du bar un peu plus tard. (en terme de trésorier, c’est $120 000.00 d’investissement)

Et encore de nouveaux bénévoles s’ajoutent au groupe, toujours aussi enthousiastes, que lorsque Suzanne fût élue reine du 4-bouts. L’arrivée de ces nouveaux diversifie les champs d’expertises de l’organisation du Tournoi et du Club.

C’est la période où nous élisons les chansons les plus demandées lors des soirées.

D’après vous quelles sont telles?
- Gloria
- Aline
- Acadou dou-dou
- au bal masqué
- Hurts so good
- L’incendie à Rio

Avec une vérification faite auprès du récipiendaire du trophée honorifique, Ti-Claude, la demande spéciale la plus fréquente est sans contredit : BAISSE LE SON . Elle est suivie de très près par : MONTE LE SON.

VRAIMENT PLUS ÇÀ CHANGE PLUS C’EST PAREIL. Car si au tout début, l’objectif des fondateurs du tournoi était de mettre du monde dans la place et d’initier de nouveaux individus au curling, je peux vous dire que ces deux buts font toujours partie intégrante des préoccupations des organisateurs d’aujourd’hui.

Cinquième étape : Le new age

Le 4 glaces amène avec lui une nouvelle dimension au tournoi. Cette dimension prend la forme de l’inscription de 92 équipes et de 460 convives au souper de clôture ce samedi. Lorsque 32 personnes à l’heure sortent des glaces, ça fait de l’action en masse. Les membres du comité organisateur de cette année ont expérimenté la technique du canard pour palier à ces nouveautés. Cette technique fort utile qui consiste à ne laisser rien paraître à la surface, mais de pédaler en malade par en-dessous.

N’ayez crainte, des ajustements mineurs, je crois, résoudront les petits problèmes vécus avec la venue du nouveau-né et ne compromettront en rien le succès futur du Tournoi et sa continuité.

Pour terminer, est-ce que ce tournoi a toujours sa place?
Il est facile de répondre oui avec 92 équipes et ce dîner retrouvailles réunissant plus d’une centaines de retraités des 4-bouts. Mais je dirais que le plus important, dans tout ceci, ce sont les rencontres que l’ont fait et les liens d’amitié que l’ont noue (et même d’amour, car dans mon cas, j’ai fait la connaissance de ma conjointe dans les 4-bouts), même familiaux, car plusieurs parmi vous ont eu l’occasion de jouer soit avec leurs parents ou avec leurs enfants, leurs oncles ou leurs tantes, leurs neveux ou leurs nièces, le gendre ou la bru, des cousins ou des cousines, et peut-être, qui sait, un jour, des grands-parents avec leurs petits-enfants.

Ces liens d’amitié, ainsi que le partage qui en découle, étaient, sont et seront toujours garants d’une organisation dynamique, tel que le Tournoi 4-bouts et le Club de curling Etchemin. Une organisation riche, non pas en argent $$$, mais en êtres humains dévoués et imaginatifs qui la composaient, la composent et la composeront.

Sur ce, j’espère que vous avez apprécié votre dîner, et je vous souhaite une bonne fin d’après-midi. Merci et au plaisir.

Jean Rainville,

Membre du Club de curling Etchemin.
En collaboration avec
M. Roger Roberge,
Bénévole de longue date au tournoi,
Et ancien Président du Tournoi 4-bouts

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